Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/125

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Il arriva promptement dans la ville habitée par la reine.

Qu’on juge de son étonneraient lorsqu’il se vit entouré de tous les habitants qui crièrent : « Vive le roi ! Vive le roi ! » en le conduisant presque malgré lui au palais de son frère.

La reine, en entendant ce tapage, crut au retour de son époux et se précipita à sa rencontre.

Les deux frères se ressemblaient tellement, qu’elle se jeta dans les bras du jeune cavalier qui, ne comprenant rien à cette démonstration, ne lui rendit pas ses caresses.

Une explication s’ensuivit nécessairement, et ils apprirent ce qu’ils étaient l’un à l’autre.

La jeune reine lui raconta ensuite où était allé son mari et les craintes qu’elle éprouvait en ne le voyant pas revenir.

Afin de réparer ses forces, le voyageur accepta le dîner que lui offrit sa belle-sœur, et aussitôt après remonta à cheval pour aller à la recherche de son frère.