Page:Adolphe Orain - Contes du Pays Gallo.djvu/67

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

« Voici un pot, parfaitement couvert, que nous allons enterrer ensemble à l’intérieur de la Roche-aux-Fées, et jamais vous ne devrez chercher à voir ce qu’il renferme ; vous veillerez même à ce que personne n’y touche.

« Souvenez-vous bien que, si vous veniez à soulever le couvercle de ce vase, votre bonheur serait anéanti, car l’or disparaîtrait de la bourse. »

Jérôme et Gertrude promirent et jurèrent de ne jamais toucher au pot, et certes leur engagement était sincère.

La fée sauta aussitôt avec une agilité surprenante sur les premières branches de son arbre et disparut derrière le sombre feuillage du houx.


III

Jugez de la stupéfaction, puis de le joie des pauvres gens qui n’avaient jamais été à pareille fête. Ils ne pouvaient se rassasier de la vue des louis d’or qui brillaient entre leurs doigts.