Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/198

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


j’ai une mauvaise nouvelle à apprendre, il vaut mieux que ce soit tout de suite.

Et, malgré les exhortations de ses amis inquiets de le voir en cet état, il recommença à monter, mais en courant cette fois.

Il arriva bientôt sur la plate-forme ; là, il s’arrêta un moment pour reprendre haleine.

— Allons, dit-il.

Il entra résolument dans la grotte suivi de ses amis.

À l’instant où il mettait le pied sur le seuil de la caverne, il s’entendit appeler par son nom.

Au son de cette voix le chasseur tressaillit, il devint pâle et tremblant, une sueur froide inonda son visage.

— Oh ! murmura-t-il, qui donc m’appelle ainsi ?

— Valentin ! Valentin ! reprit la voix plus douce et plus caressante.

Le chasseur hésita et pencha le corps en avant ; son visage prit une expression de bonheur et d’inquiétude inexprimable.

— Encore ! encore ! fit-il d’une voix inarticulée, en mettant la main sur son cœur pour en comprimer les battements.

— Valentin ! répéta la voix.

Cette fois, le chasseur bondit en avant comme un lion, en poussant un rugissement terrible.

— Ma mère ! s’écria-t-il d’une voix éclatante, ma mère, me voilà !

— Ah ! je savais bien qu’il me reconnaîtrait, s’écria-t-elle en se précipitant dans ses bras.

Le chasseur la serra sur sa poitrine avec une espèce de frénésie furieuse.

La pauvre femme lui prodiguait ses caresses en