Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/396

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tentons-nous pour le présent de conserver nos lignes de sentinelles de la façon que nous les avons établies. Au point du jour, le conseil de la tribu se réunira et décidera des moyens qui devront être employés.

Tout le monde se rangea à l’avis du chasseur.

On reprit la direction du camp, auquel on arriva une heure plus tard.

En mettant pied à terre dans la clairière, l’Unicorne frappa sur l’épaule de Valentin.

— J’ai à parler avec mon frère, lui dit-il.

— J’écoute mon frère, répondit le chasseur ; sa voix est une musique qui toujours réjouit mon cœur.

— Mon frère sera bien plus réjoui, répondit en souriant le chef, lorsqu’il saura ce que j’ai à lui apprendre.

— Le sachem ne peut qu’être porteur de bonnes nouvelles pour moi ; quelles sont celles qu’il a à me donner ?

— Le Rayon-de-Soleil est arrivée ce soir au camp.

Valentin tressaillit.

— Était-elle seule ? fit-il avec empressement.

— Seule ! elle n’aurait osé venir, observa le chef avec une certaine hauteur.

— C’est vrai, dit Valentin avec inquiétude. Ainsi ma mère…

— La mère du chasseur est ici ; je lui ai donné mon calli.

— Merci, chef ! s’écria-t-il avec effusion. Oh ! vous êtes réellement un frère pour moi.

— Le grand chasseur pâle est un enfant de la tribu, il est notre frère à tous.