Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/404

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— Longtemps ?

— Deux jours, trois au plus ; est-ce trop ?

— Non ! si vous tenez votre promesse.

— Je la tiendrai, ou, pour parler plus véridiquement, mon oncle la tiendra pour moi.

— C’est la même chose.

— C’est mieux.

— C’est ce que je voulais dire.

— Ainsi c’est convenu.

— Un mot encore.

— Parlez.

— Vous savez ce que mon ami don Miguel Zarate a souffert par le Cèdre-Rouge, n’est-ce pas ?

— Je le sais.

— Vous savez que ce misérable a tué sa fille ?

— Oui, fit-elle avec un tremblement dans la voix, je le sais ; mais rapportez-vous-en à moi, don Valentin : je vous jure que don Miguel Zarate sera vengé mieux que jamais il n’a eu l’espérance de l’être.

— Bien ; si après les trois jours que vous me demandez et que je vous accorde, justice n’est pas faite de ce misérable, je la ferai, moi, et je vous jure à mon tour qu’elle sera terrible.

— Merci, don Valentin ; mon oncle compte sur votre parole. Maintenant je pars.

— À présent ?

— Tout de suite.

— Pour aller où ?

— Rejoindre le Blood’s Son et lui porter votre réponse.

La Gazelle blanche sauta légèrement sur son cheval qui était attaché tout sellé à un arbre, à quelques