Page:Aimard - La Loi de Lynch, 1859.djvu/86

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ses mains mignonnes les rudes mains du vieillard, merci de votre loyauté. Mais, hélas ! le temps s’écoule rapidement ; demain sera dans quelques heures, et peut-être ne réussirons-nous pas.

— Le Chat-Noir est prudent, répondit le chef. Que ma sœur écoute ; mais, d’abord, peut-être ne sera-t-elle pas fâchée d’avertir ses amis qu’elle veille sur eux.

La Gazelle blanche sourit sans répondre. L’Indien siffla d’une façon particulière.

Le Rayon-de-Soleil parut.


VIII.

Le Chat-Noir et l’Unicorne.

Le Chat-Noir avait gardé à Valentin une profonde reconnaissance, à cause de la générosité avec laquelle celui-ci lui avait sauvé la vie.

Le chef cherchait par tous les moyens possibles à payer cette dette qu’il avait contractée après l’attaque du camp des gambusinos, attaque pendant laquelle il avait vigoureusement soutenu le chasseur, tout en se laissant emporter au courant rapide du Gila, dans les pirogues en peau de bison que Valentin lui avait conseillé de construire. Le Chat-Noir réfléchit sérieusement aux événements qui se déroulaient sous ses yeux.

Il savait, comme tous les chefs indiens du Far West, les causes de la haine qui séparait les blancs ; de plus, il avait été en maintes circonstances à même