Page:Aimard - Les Peaux-Rouges de Paris.djvu/118

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— Il tombe devant les preuves décisives que j’ai réunies.

— Prenez garde !

— Je suis sûr de mon fait. Souvenez-vous de l’adage : Cherche à qui le crime profite.

— Je sais, je sais ! Mais vous parlez de preuves décisives.

— Ces preuves, je vous les apporte.

— Vous dites des preuves décisives ?

— Oui, monsieur ; accablantes même. Je vous ferai, quand vous voudrez, découvrir la porte secrète et le souterrain par lesquels la marquise a été enlevée, porte et souterrain que seul le marquis pouvait et devait connaître, puisque depuis des générations cet hôtel est dans sa famille. Je ferai plus encore, monsieur ; je vous conduirai à l’endroit où la malheureuse femme a été enterrée vivante.

— Vivante ! s’écria le juge d’instruction avec un mouvement d’horreur.

— Oui, monsieur, vivante ! Ah ! le marquis de Garmandia n’est pas un homme du boulevard Montmartre !

— Tout de suite conduisez-moi ; je ne veux pas retarder d’un instant cet impérieux devoir.

— Je suis à vos ordres, monsieur le juge d’instruction.

Une demi-heure plus tard, une nouvelle visite domiciliaire avait lieu dans l’hôtel de Garmandia, visite entourée de tout l’imposant appareil dont la justice sait s’entourer en certaines circonstances graves.

Une fois dans l’appartement de la marquise, sur l’ordre du juge d’instruction, les scellés furent provisoirement levés, et l’on procéda à des recherches minutieuses pour retrouver la somme énorme révélée par l’agent de la sûreté de Paris ; mais ces recherches furent infructueuses on ne trouva rien de plus que ce qu’on avait découvert la première fois.

— J’en étais sûr ! dit l’agent en haussant les épaules.

— Passons à la porte secrète, dit le juge d’instruction.