Page:Aimard - Les Peaux-Rouges de Paris.djvu/292

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De plus, un petit portefeuille, gonflé de papiers qui n’étaient autres que des billets de plusieurs banques des États-Unis, et une longue bourse en soie rouge, avec coulant en or, ressemblant beaucoup à nos bourses algériennes.

Cette bourse était remplie d’onces mexicaines.

La comtesse, après avoir remercié et congédié les Comanches, fit signe à son fils d’attendre quelques instants encore ; puis elle donna l’ordre à Charbonneau d’aller chercher deux chasseurs canadiens et de choisir les plus honnêtes.

Charbonneau obéit et revint bientôt avec les deux chasseurs.

La comtesse expliqua alors à ces braves gens qu’elle voulait, séance tenante, faire un inventaire de ce que possédait sa jeune protégée et dresser un procès-verbal, qu’ils signeraient comme témoins, et qu’on ferait légaliser par l’alcade mayor dans la première ville ou l’on arriverait.

Les Canadiens s’inclinèrent respectueusement, et Armand s’installa prêt à écrire sur une petite table portative, sur laquelle il disposa papier, plumes et encre.

On commença l’inventaire par la valise.

Vanda donna la clef de la serrure ; on enleva les sangles, puis on ouvrit.

La valise contenait des vêtements de femme et d’enfant, en batiste et en mousseline très fine, un rebozo de dentelle en point d’Alençon, un châle de crêpe de Chine fond blanc, richement brodé en soie de plusieurs couleurs.

Au milieu de ces vêtements étaient cachés des écrins, au nombre de huit, renfermant des bagues, des bracelets, des boucles d’oreilles, et une magnifique rivière de diamants.

Ces bijoux, ornés de perles fines et de diamants d’une grande pureté, avaient une valeur considérable, que la comtesse estima au premier coup d’œil à une valeur d’au moins cent cinquante mille piastres fortes.

Au milieu de ces écrins, se trouvait une boîte presque