Page:Aimard - Les Peaux-Rouges de Paris.djvu/419

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lie, mais encore les conditions qu’il posa furent acceptées de la façon la plus charmante.

Séance tenante, le ministre de la guerre lui remit sa nomination de chirurgien en chef à titre auxiliaire du corps expéditionnaire du Mexique, et lui donna un grand pli cacheté arrivant du ministère de la justice, renfermant deux pièces émanant du garde des sceaux, et au bas desquelles se trouvait la signature de l’empereur.

Le docteur remercia chaleureusement le ministre de la guerre, avec lequel il avait jadis servi en Afrique, et il se retira heureux d’avoir si bien réussi, en emportant sa nomination et les pièces importantes remises par le ministère de la justice.

Il n’avait fallu au docteur que dix jours pour terminer toutes ses affaires.

Le corps expéditionnaire placé sous les ordres du général Lorencez ne devait pas partir avant deux mois au plus tôt.

Il avait donc du temps devant lui.

Le soir même, il écrivit à la comtesse une longue lettre, dans laquelle il lui rendit compte de toutes ses démarches et du succès qu’il avait obtenu.

Six semaines plus tard, le docteur reçut l’ordre de se tenir prêt à partir sous dix jours.

Le soir même, la réponse de la comtesse arriva.

Elle allait quitter Québec pour se rendre à New-York, où elle comptait faire ses préparatifs, pour commencer son grand voyage à travers les prairies.

Elle lui disait de recommander à Denizà de se tenir prête à partir au premier signal pour le Mexique.

Ce voyage était, bien entendu, subordonné au succès de ses recherches, mais elle avait bon espoir de réussir.

La comtesse terminait, en annonçant au docteur qu’à son arrivée à la Vera-Cruz il trouverait une nouvelle lettre d’elle qui lui donnerait ses dernières instructions au sujet du départ de sa chère Denizà, au bonheur de laquelle elle s’était toujours si intéressée et qu’elle brûlait de connaître et d’embrasser.