Page:Aimard - Les Peaux-Rouges de Paris.djvu/451

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— Je me charge d’obtenir le consentement du général X…, dit le docteur.

— Urès n’est pas loin ; c’est une affaire de quatre ou cinq jours, dit l’haciendero.

— Bon ! voilà qui simplifie encore les choses ; les deux cérémonies auront lieu le même jour, ici à la Florida, n’est-ce pas ?

— Certes ! s’écrièrent tous les assistants.

— Le sous-intendant militaire remplacera l’officier civil ; il rédigera le contrat et nous le rapportera tout prêt à être signé. C’est parfait, reprit le docteur ; nous fixerons donc le mariage à un mois.

— Quinze jours, dit Julian ; ce laps de temps est suffisant pour tout préparer et nous mettre en règle avec le gouvernement.

— Soit, quinze jours ; est-ce convenu ?

— C’est convenu ! reprit-on d’une seule voix.

— Très bien, reprit le docteur ; maintenant que tout est arrêté, que nous sommes d’accord, je suis d’avis que nous laissions ces dames se livrer au repos. La journée a été émaillée d’émotions un peu vives, dont elles ont besoin de se remettre ; d’ailleurs la nuit est déjà avancée.

— Oui, dit vivement Julian, pas d’égoïsme ! Demain, de bonne heure, nous nous reverrons ; maintenant que nous sommes assurés de notre bonheur, nous pouvons attendre pendant quelques heures le plaisir de nous revoir.

Cette double invitation ne souleva pas d’objections.

Les dames, et particulièrement Denizà, étaient véritablement fatiguées et avaient besoin de repos.

Les dames se levèrent.

On se souhaita le bonsoir avec force promesses de se retrouver le lendemain.

Puis la comtesse de Valenfleurs, doña Luisa de Cardenas et Denizà se retirèrent.

Les hommes sa préparaient à en faire autant, mais ils furent arrêtés par un geste muet de Julian, qui les invitait à rester encore pendant quelques instants.