Page:Aimard - Par mer et par terre : le batard.djvu/75

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

ces bonnes nouvelles à son matelot ; il termina par ces paroles consacrées :

— Du reste, rien autre chose de nouveau à bord, capitaine.

Puis ce fut à son tour d’écouter le récit que son matelot avait à lui faire de son excursion, satisfaction qu’Olivier se hâta de lui donner en l’abrégeant, bien entendu.

Le soir même, doña Dolorès, Olivier et Ivon Lebris étaient confortablement installés à l’Hôtel de France, chez maitre Bernouillet.

Le séjour d’Olivier à Buenos-Ayres se prolongea pendant environ six semaines. Doña Dolorès était un peu souffrante, elle avait besoin de prendre quelques jours de repos avant de reprendre la mer.

Olivier régla ses comptes avec le capitaine Legonidec, à l’entière satisfaction de celui-ci.

Le brick le Zéphyr remit quelques jours plus tard à la voile pour Bordeaux, avec un chargement de cuirs de bœufs et de viandes salées.

Enfin doña Dolorès se trouvait complétement remise, et demandait elle-même à repartir ; Olivier reprit le commandement de son navire, sur lequel il fut accueilli par les joyeuses acclamations de son équipage, heureux de le revoir.

Le surlendemain de son installation à bord, Olivier mit à la voile et dit adieu à Buenos-Ayres.

Le brick-goëlette retournait dans l’océan Pacifique.

Doña Dolorès désirait revoir son enfant, dont elle commençait à être inquiète.