Page:Aimard - Par mer et par terre : le batard.djvu/76

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

CHAPITRE IV

DANS LEQUEL LE LECTEUR ASSISTE À UNE
EFFROYABLE CATASTROPHE.


Le consul colombien à Buenos-Ayres avait chargé Olivier de dépêches importantes pour son collègue à Santiago de Chile.

Force fut donc au jeune capitaine de faire escale à Valparaiso, et d’y faire un séjour assez prolongé.

Du reste, cette relâche était nécessaire la traversée avait été assez rude ; le Hasard avait beaucoup fatigué en doublant le cap Horn ; il avait même fait quelques avaries, qu’il importait de réparer au plus vite.

La maison autrefois achetée à l’Almendral par don Diego Quiros lui appartenait toujours.

Cette charmante demeure était chère à plus d’un titre aux deux jeunes époux.

C’était là que leur union s’était décidée, qu’ils avaient passé, l’un près de l’autre, cœur contre cœur, les premiers mois si heureux de leur mariage.

Un domestique de confiance avait été laissé à sa garde il se hâta de mettre la maison à la disposition des deux époux.

Cette attention leur causa une véritable joie :