Page:Aimard - Rayon de soleil, 1866.djvu/162

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
162
les drames du nouveau-monde



chapeau jusqu’aux oreilles ; de là il a roulé par terre les jambes en l’air : enfin, il m’a ri au nez.

— Mais, au nom du ciel ! de qui parlez-vous ? Le lieutenant Canf…

— Je parle d’un gros lourdeau de nègre nommé Caton.

— Ah ! je comprends !

Et la jeune fille, confuse et rougissante d’avoir fait preuve d’une imagination trop empressée, cacha sa tête dans ses mains.

— Je l’ai vu aussi ! ajouta facétieusement Vanderbum.

— Qui ?

— Le lieutenant Canfield.

Vanderbum murmura ce nom avec un souffle de voix seulement ; mais l’oreille attentive de Mary le saisit parfaitement.

— Où est-il ? qu’a-t-il dit ? quand le verrai-je ? Oh ! ne me faites pas mourir d’impatience !

— Le Huron, lui, et le nègre sont dans les bois du voisinage, attendant le moment de protéger votre fuite ; et je suis chargé de vous conduire à eux, la nuit prochaine.

— Mais Keeway… votre femme ?

— Keewaygooshturkumkankingewock ? oui,