Page:Alcott - Jack et Jane.djvu/103

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CHAPITRE VII

LA MISSION DE JANE


Les plaisirs commencèrent dès le lendemain ; mais, malgré les résolutions pleines de sagesse prises le jour de Noël par certains enfants de notre connaissance, il y eut fort peu de travail de fait pendant toute la semaine.

Comment aurait-on jamais pu avoir le courage de travailler dans cette ravissante chambre des oiseaux, avec tous les cadeaux de Noël à utiliser et une douzaine de visites par jour pour se distraire ?

« Nous ne pourrons rien faire tant que les autres seront en vacances, dit Jack presque aussitôt ; alors prenons-en notre parti : amusons-nous, nous nous mettrons au travail après la rentrée. »

Jack était dans tous ses états à la pensée de se lever. On lui avait ôté ses éclisses le matin même, et il espérait pouvoir bientôt se servir de sa béquille.

« Moi, dit Jane, je garderai ma grammaire auprès de moi et j’en apprendrai une page chaque jour, car c’est mon côté faible ; mais mon intention est de me consacrer spécialement à vous, Jack, »

Jane voulait commencer son rôle d’institutrice et