Page:Alcott - Jack et Jane.djvu/121

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



CHAPITRE VIII

MERRY ET MOLLY


Voyons maintenant comment les deux autres petites filles s’acquittèrent de leur tâche.

Commençons par Merry : son père, M. Grant, était un bon gros fermier actif et laborieux qui n’avait pas d’autre préoccupation que de cultiver ses terres et de procurer à ses enfants plus d’instruction et de bien-être qu’il n’en avait eu lui-même. Sa femme était une maîtresse de maison émérite. Elle ne perdait pas une minute de la journée ; mais les soins du ménage l’absorbaient tellement qu’il ne lui restait plus de temps pour penser à des choses plus élevées. Cependant elle était toujours prête à venir en aide aux pauvres et aux malades.

Tom, Dick et Harry, les frères de Merry, étaient trois grands garçons de seize, dix-huit et vingt ans. Les deux premiers s’occupaient de la ferme, et l’aîné, Harry, s’était mis dans le commerce depuis peu. Tous trois avaient bon cœur, et ils ne manquaient pas de qualités ; mais ils étaient brusques et mal élevés, et, tout en aimant beaucoup Merry, ils la taquinaient sans cesse à cause de ses airs de belle dame. C’est ainsi qu’ils appelaient la