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JANE ÉCLAIRCIT LE MYSTÈRE.

cement du mois. Il travaille assez bien, à ce qu’on dit, mais je ne le vois que le dimanche, car le capitaine est très sévère et il ne permet pas de sortir. Il m’a dit qu’il avait été bien accueilli là-haut et qu’il s’y plaisait. Je crois qu’il est en bonne voie maintenant.

— Où demeure-t-il ? demanda vivement Jane.

— Dans la montagne, à 6 kilomètres d’ici.

— Combien faudrait-il de temps pour y aller depuis l’école ? ajouta Jane, qui poursuivait une idée.

— Il y a 2 kilomètres de plus. Cela dépend de la manière dont on marche.

— Eh bien, supposez que je vous parle d’un garçon de douze à treize ans ; que les chemins soient mauvais, que ce garçon ait mal à la jambe et qu’il n’ait fait qu’aller et venir, combien de temps cela prendrait-il ? » demanda Jane impatientée.

Frank tenait à donner exactement ses renseignements.

« Dans ces conditions-là, dit-il, il faut compter deux à trois heures, mais pour le dire au juste, il faudrait savoir si la personne dont vous parlez a l’habitude de la marche.

— Jack pourrait-il faire cette course-là en moins de temps ?

— Non, pas à présent. Autrefois, c’était autre chose, mais sa jambe n’est pas encore très forte. »

Jane se mit à rire. Ce fut au tour de Frank de la questionner :

« De quoi riez-vous ? lui demanda-t-il intrigué.

— Je ne peux pas vous le dire.

— Pourquoi me demandez-vous tous ces renseignements ? Auriez-vous envie d’aller chez le capitaine Skinner ?