Page:Alcott - Jack et Jane.djvu/85

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



CHAPITRE VI

LES SURPRISES


« Fait-il beau ? s’écria Jane le matin du jour de Noël, avant même d’avoir complètement ouvert les yeux.

— Oui, ma chérie, aussi beau que possible, lui répondit sa mère. Vous allez d’abord commencer par tâcher de manger un peu, et puis nous ferons vite notre toilette, afin que vous soyez prête de bonne heure à jouir de tous les plaisirs qui vous attendent. Pourvu que cela ne vous fatigue pas trop ! »

Mme Peck était inquiète au milieu de son bonheur ; on devait transporter Jane chez Mme Minot, et cette première sortie l’effrayait.

Il semblait que neuf heures ne sonneraient jamais. Jane, tout habillée, avait presque la fièvre, d’impatience ; le docteur tardait à venir ; cependant il avait bien recommandé qu’on l’attendit, et il ne fallait pas songer à partir sans lui.

Il apparut enfin, examina sa petite malade, déclara que tout se passerait à merveille, l’enveloppa dans des couvertures, et, avec l’aide de Frank, la transporta dans une chaise longue jusque chez Mme Minot.