Page:Alessandro Manzoni - Les fiancés, trad. Montgrand, 1877.djvu/346

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est bon, une âme si pure et tant d’autres de ces qualités qui font les grands écrivains ; comment celui-ci, parmi cent ouvrages, n’en a-t-il pas laissé un seul de ceux que l’on considère comme remarquables, même en ne les approuvant pas en toutes leurs parties, et dont le titre est connu des personnes mêmes qui ne les lisent point ? Comment tous ces ouvrages ensemble n’ont-ils pu, du moins par leur nombre, donner à son nom une renommée littéraire dans la postérité que nous représentons pour lui ? »

La demande est raisonnable sans doute, et la question à traiter fort intéressante, car les raisons de ce phénomène se trouveraient dans l’observation de plusieurs faits généraux ; et, trouvées qu’elles fussent, elles conduiraient à l’explication de plusieurs autres phénomènes semblables. Mais elles seraient nombreuses et le développement n’en serait pas sans prolixité. Et si ensuite vous ne les trouviez pas à votre gré ? Si elles vous faisaient faire la moue ? Mieux vaut donc que nous reprenions le fil de notre histoire, et qu’au lieu d’en dire ici plus long sur cet homme, nous allions le voir à l’œuvre, toujours guidé par notre auteur.