Page:Alfred de Bougy - Le Tour du Léman.djvu/281

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à néant colle de M. Audin, il suffit de jeter un coup-d’œil sur Ia Suisse. À qui persuadera-t-on que la liberté règne dans les cantons ultra-catholiques du Valais, de Fribourg, de Lucerne, par exemple ? à qui fera-t-on croire que les cantons protestants de Berne, de Vaud, de Genève, de Zurich soient des contrées d’esclavage ?...

Est-il pays plus destitué d’indépendance que les États du pape ?

Je soutiens, moi, que pour être dans le vrai on doit retourner la proposition de M. Audin...

Les faits dont nous sommes témoins donnent un formel démenti à ces étranges assertions et à une autre dont je m’occuperai pendant mon excursion en Savoie.

On doit déplorer qu’un écrivain, dont le style est coloré, la manière originale, l’érudition remarquable, ait mis son intelligence et sa plume au service d’une cause qui n’a pas d’avenir, d’une cause hostile à la liberté, au progrès, à la vérité et à la raison.




Les premières armoiries de Genève furent la double aigle impériale ou aigle éployée de sable sur champ d’or.

Dans le quinzième siècle, l’évêque Jean de Bertrandis les modifia en y ajoutant la clef de Saint-Pierre sur champ de gueules.