Page:Alhaiza, Cybèle, voyage extraordinaire dans l'avenir, Georges Carré, 1904.djvu/280

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CYBÈLE

rience de tous les siècles précédents, avaient à leur tour compris l’impérieuse nécessité d’éliminer cet élément dissolvant des sociétés qui s’appelle Juda, encore le même à Paris et à Berlin qu’il fût trois mille ans auparavant à Ninive et à Babylone. On s’était entendu pour se débarrasser une fois pour toutes de cette race parasite, partout inassimilable, mais si étonnamment propre à s’infiltrer parmi les peuples constitués qu’elle dépouillerait jusqu’à complet épuisement si l’on n’y mettait à la fin bon ordre. En nations policées qu’elles étaient, les puissances réunies en congrès résolurent, non plus d’expulser brutalement les Juifs mais de les réintégrer tous dans leur Judée de jadis où ils s’arrangeraient en famille et cesseraient ainsi d’être les sangsues de l’humanité. À cet effet l’on racheta les droits du sultan qui régnait alors en Asie-Mineure, et l’on désintéressa les habitants expropriés du territoire de Palestine, territoire assez vaste pour contenir encore tous les enfants d’Israël disséminés dans le monde. Puis, leur laissant emporter toutes leurs richesses, on leur fit cadeau du pays où vécurent leurs ancêtres, mais avec défense désormais d’habiter ailleurs. On devait croire qu’un peuple aussi habile, plus riche qu’aucun autre et aussi généreusement doté pour ses nouveaux débuts nationaux, serait d’emblée le plus prospère au grand