Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/386

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et menée aux prisons de Rouen, elle s’y laissa engrosser par un prisonnier. Dans cet état, elle sollicita et obtint la fierte.


1490. Jehan Brocheron, de Nogent-le-Roi, âgé de 30 ans.
    Il avait tué, dans un mauvais lieu de Nogent-le-Roi, la maîtresse de la maison, qui l’insultait. Après quoi il s’était mis en franchise dans l’église de Saint-Sulpice de Nogent. Il avait été appliqué, cinq fois différentes, à la question, à raison de ce meurtre. Les deux années dernières, afin de l’empêcher d’être élu pour lever la fierte, on l’avait transporté une fois à Elbeuf, l’autre aux prisons de Saint-Gervais-lez-Rouen, où alors les députés du chapitre n’avaient pas le droit d’aller. Enfin, cette année, les chanoines l’ayant trouvé à la maison de pierre (prison du bailliage), reçurent sa confession, et le chapitre lui donna la fierte.


1491. Jehan De Beauvais, de la paroisse de Ménerval-en-Bray, diocèse de Rouen.
    Poursuivi à outrance par Gieffin Le Normant, qui prétendait avoir été surtaxé par lui, lors de l’assiette de la taille à Ménerval, il se défendit et le tua d’un coup de dague ; puis se réfugia dans l’abbaye de Beaubec, où il fut cinq semaines en franchise.
    Voyant Le Normant étendu mort à ses pieds, Beauvais lui avait pris sa bourse, qui contenait une forte somme d’argent.


1492. Marie, épouse de Jacques Mansel, de la paroisse de Honguemare, diocèse de Rouen, demeurant dans le Clos-Saint-Marc, à Rouen.
    Ayant une dispute avec une couturière, qu’elle accusait d’avoir mal raccommodé son corset, elle donna un coup de poing à cette femme, qui mourut de ce coup huit jours après.