Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/390

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Guillaume Le Méry, prêtre.

Gouyart Barbier.

Richard Le Prévost.

Michaut Le Prévost.

Girot Billeheu.

Lambert Bardel.


    Jean De Boissey, ami de Philippe et de Thomas De Martainville, désirait épouser Marie De Martainville, leur cousine. La mère de cette dernière aurait consenti à ce mariage ; mais le père s’y refusait absolument. Dans un souper que firent les trois amis, à Saint-Pierre-sur-Dives, dans l’abbaye, avec les sieurs De Garsalle et d’autres jeunes gens, Boissey parla de ses désirs. Alors Damp Nicolle De Garsalle, religieux de l’abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives, dit aux sieurs De Martainville frères : « Il ne tendra que à vous se monsieur De Boyssey n’a vostre cousine Marie en mariage. » On lui dit de s’expliquer ; il parla, fut applaudi ; et, dans une abbaye, fut ourdi le complot d’un enlèvement qui fut exécuté le lendemain au soir. Les deux frères, ayant réuni dix ou douze personnes de résolution, ils se rendirent tous ensemble à Boissey, et entrèrent armés dans le manoir qu’habitait Marie De Martainville. Philippe De Martainville, seul, resta à faire le guet sur le pont du château. Bientôt survinrent ses compagnons, emmenant Marie De Martainville. On se rendit à la Caulde, où le sieur De Boissey et Marie De Martainville furent fiancés ; le lendemain, on alla à Cambremer, où le sieur De Boissey « espousa sa fiancée, sans bans. »
    Les sieurs De Martainville, reconnaissans envers le chapitre, lui léguèrent une magnifique turquoise valant cinquante écus d’or, enchâssée en or, pour orner la fierte de Saint-Romain. Cette turquoise fut remise, le 16 juin 1509, au chapitre, qui la fit immédiatement attacher à la châsse du saint.