Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/544

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effet sur un fusil accroché à la cheminée, et, voyant le fils Lecesne avancer vers lui, il tira et l’atteignit à la poitrine. Le coup était mortel, et Lecesne expira peu de tems après. Bellencontre fut arrêté, conduit aux prisons de Lalonde, puis à celles d’Orival, où il fut condamné à mort.


1768. Jean-François Moissant, âgé de 26 ans, né à Elbeuf-sur-Seine, sergent dans le régiment du Roi, infanterie.
    En novembre 1766, étant occupé à faire des recrues à Elbeuf, il fut, plusieurs jours de suite, troublé dans ses fonctions par un nommé Pierre Fête, ancien soldat retiré à Elbeuf, où il « étoit connu pour tapageur furieux. » Non content d’insulter Moissant, Fête lui donna, dans la rue, des coups de sabre, et voulut le forcer à se battre. Moissant s’étant écrié : « Que n’ai-je mes pistolets » ? un enfant alla répéter ce mot à la sœur de Moissant, qui lui apporta ses pistolets. Insulté de nouveau et provoqué par Fête, Moissant tira sur lui, et le tua.


1769. Nicolas Le Duc, âgé de 38 ans, laboureur, de la paroisse des Glandes, près Saint-Lô, diocèse de Coutances.

Louis Le Duc, âgé de 42 ans, laboureur, de la paroisse des Glandes, frère du précédent.

    Le 26 mai 1760, Nicolas Le Duc, revenant chez lui avec son fusil, trouva Louis Le Duc disputant avec Mathieu Le Duc, son voisin, qui avait voulu l’empêcher de passer dans sa masure pour reconduire quelqu’un. Nicolas Le Duc prit le parti de son frère, et voyant Mathieu Le Duc le menacer d’un coup d’éblacteur, il lui donna un coup de crosse de fusil, dont cet homme mourut onze jours après.