Page:Amable Floquet - Histoire du privilege de saint Romain vol 2, Le Grand, 1833.djvu/604

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et font arrière-corps au fond des roses découpées des remplissages, fl en existait quatre, réduites maintenant à trois. Quatre émaux plus petits, de forme circulaire, et renfermant des trèfles (V. pl. II, B), décorent les quatre pignons. Ces différens émaux ont subi des transpositions fâcheuses.

On a supprimé, dans les gravures, des ornemens modernes et de goût bâtard, placés au-dessous des filigranes, à la pointe des ogives, intrusions mesquines qui détruisent la simplicité primitive des lignes ( V. pl. II, C). On a cru devoir aussi restituer, dans les planches, les bouquets de feuillages qui s’élevaient au point culminant des pignons et des ogives, avant qu’on leur subtituât, en les détruisant, les armes parlantes de l’abbé Carré de Saint-Gervais. Ces armes consistent en une sorte de carré, ou plutôt de losange d’argent, en champ d’azur ; le tout d’une forme détestable (V. pl. II, D.)

L’échelle, comprise dans la première planche, n’a de rapport, dans la seconde, qu’avec la figure de la fierte, vue par un de ses bouts, et les statuettes désignées par des chiffres. Cette échelle est également étrangère au saint Romain et au meurtrier à genoux, dont on a cru pouvoir, sans scrupule, réduire un peu les dimensions, tant par rapport à l’intrusion de ces figures, que par la nécessité de ménager un certain espace dans le haut de la planche.

Nous ferons, pour conclure enfin, observer que tout ce qui remplace les anciens pinacles ou clochetons des contreforts est entièrement moderne, et se compose de pièces rapportées, du goût le plus misérable et le plus mesquin. La couverture de la châsse est évidemment ancienne, fort simple, et n’a d’autre ornement que des petites rosettes à doubles feuilles, régulièrement espacées, dont le centre est formé par la tête des clous qui fixent, sur le bois du bâtis, les feuilles de cuivre, dont la toiture est revêtue dans toutes ses projections.