Page:Amiel - Les Étrangères, 1876.djvu/73

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Apportez, à baquet plein,
L’eau qu’il faut pour faire un bain.

Allons, vieux balai, bon drille,
Depuis si longtemps valet,
Revêts-moi cette guenille,
Car l’uniforme me plaît.
Sur deux pieds en course,
Avec cruche au bras,
Va vite à la source
Puis tu reviendras.
Servant preste,
Mon bidet,
Farfadet,
Esprit leste,
Qu’on m’apporte à baquet plein,
L’eau qu’il faut pour faire un bain.

Comme il court à la fontaine !
Le revoici, cruche en main ;
Il repart sans perdre haleine,
Il rapporte le seau plein.
La course est si prompte,
Si prompts les retours,