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que tout dans les maisons fût étrusque, et, au dire de Pline[1] les vases et les statues étrusques étaient répandus sur toute la terre.

L’architecture étrusque régna dans Rome jusqu’à l’avènement de l’architecture grecque. Les Romains eurent un style à eux, mais ils n’eurent jamais un art qui leur fût propre.

Même devant l’art grec, l’art étrusque ne disparut pas de Rome. Auguste plaça dans sa bibliothèque du Palatin un Apollon, dans le goût de l’Étrurie[2], qui contrastait, par sa grandeur colossale, avec les statuettes étrusques[3].

Au troisième siècle, Tertullien[4] disait que les statues étrusques avaient inondé la ville.

On ne saurait s’en étonner en voyant deux mille statues dans la ville de Volsinii[5] (Bolsena).

Les Étrusques excellaient dans l’art de modeler la terre et de couler le bronze, qu’ils savaient dorer.

Presque toutes les statues qui nous restent d’eux sont en terre, quelques-unes en bronze, un petit nombre en pierre, presque point en marbre[6]. Les carrières de Luni, qui étaient sur leur territoire, ne fu-

  1. Pl., Hist. nat., XXXV, 46 ; XXXIV, 7.
  2. Pl., Hist. nat., XXIV, 18.
  3. Tyrrhena sigilla.
  4. Tert., Apolog., 25.
  5. Pl., Hist. nat., XXXIV, 7(.6).
  6. Il en existe cependant, notamment dans une tombe de Cære.