Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/29

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du côté de , et par celle du même conducteur qui est du côté de  ; il est clair que si une des extrémités de la pile est mise en communication avec avec , et avec l’autre extrémité de la pile, le courant électrique sera dans le même sens dans les deux conducteurs ; c’est alors qu’on les verra s’attirer ; si, au contraire, communiquant toujours à une extrémité de la pile, communique avec , et avec l’autre extrémité de la pile, le courant sera en sens opposé dans les deux conducteurs, et c’est alors qu’ils se repousseront.

L’instrument dont je me sers pour faire cette expérience, représenté figure I, est placé sur un socle , auquel est attaché le cadre qui porte la cage de verre destinée à mettre tout l’appareil à l’abri des petites agitations de l’air. Au dehors de cette le cage, j’ai disposé quatre coupes en buis [1] pour y mettre du mercure dans lequel plongent des fils de laiton qui traversent le cadre sur lequel elle repose, et qui sont soudés aux quatre supports dont les deux premiers portent, le conducteur fixe , qu’on peut


  1. Il est préférable, quoique cela ne soit pas nécessaire au succès des expériences, d’isoler ces coupes comme je l’ai fait, depuis dans d’autres appareils, parce que, quoique le bois soit un assez mauvais conducteur pour qu’il n’y ait qu’une petite partie du courant électrique qui puisse s’établir à travers ce corps, quelques observations me portent à soupçonner qu’il y en a quelques portions qui prennent cette route, surtout quand l’air est humide, et qu’on a par conséquent, des effets un peu plus grands quand les coupes sont isolées, ou, ce qui est plus simple et revient au même, quand elles sont remplacées par de petits vases de verre.