Page:Ampère - Mémoires Électromagnétisme Électrodynamique (1921).djvu/81

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qu’à l’autre ; la seule différence qu’il y ait entre eux est que l’un se trouve à gauche et l’autre à droite des courants électriques qui donnent à l’acier les propriétés magnétiques ;

9° Lorsque Volta eut prouvé que les deux électricités, positive et négative, des deux extrémités de la pile s’attiraient et se repoussaient d’après les mêmes lois que les deux électricités produites par les moyens connus avant lui, il n’avait pas pour cela démontré complètement l’identité des fluides mis en action par la pile et par le frottement ; mais cette densité le fut, autant qu’une vérité physique peut l’être, lorsqu’il montra que deux corps, dont l’un était électrisé par le contact des métaux et l’autre par le frottement, agissaient l’un sur l’autre, dans toutes les circonstances, comme s’ils avaient été tous les deux électrisés avec la pile ou avec la machine électrique ordinaire. Le même genre de preuves se trouve-ici à l’égard de l’identité des attractions et répulsions des courants électriques et des aimants. Je viens de montrer à l’Académie l’action mutuelle de deux courants ; les phénomènes anciennement connus relativement à celle de deux aimants rentrent dans la même loi ; en partant de cette similitude, on prouverait seulement que les fluides électriques et magnétiques sont soumis aux mêmes lois, comme on l’admet depuis longtemps, et le seul changement à faire à la théorie ordinaire de l’aimantation serait d’admettre que les attractions et répulsions magnétiques ne doivent pas être assimilées à celles qui résultent de la tension électrique, mais à celles que j’ai observées entre deux courants. Les expériences de M. Œrsted, où un courant électrique produit encore les