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CHAPITRE VI


LE RITUEL


I. Nîrangs et Kiryàs ; les deux rituels, le rituel archaïque irani et le rituel moderne indien. — Rapports et différences des deux rituels : pertes subies parle rituel indien.
II. Authenticité des deux rituels. Leur accord avec les données liturgiques de la littérature pehlvie du haut moyen âge et avec le texte même de l’Avesta. Ils dérivent de vieux rituels zends. — Débris de ces rituels dans le Nîrangistàn.
III. Les deux sectes parsies : Rasmis et Qadìmis. Rapports du rituel qadìmi avec le rituel irani.


I

La conception du Yasna que l’on vient d’exposer repose, non sur le texte même, qui à lui seul ne suffirait pas à révéler le secret qu’il cache, mais sur le cérémonial. Nous devons donc à présent faire connaître les sources d’où nous tirons ce cérémonial et en établir l’authenticité. Nos sources sont au nombre de deux, l’une contemporaine qui est la plus considérable, l’autre ancienne, mais sommaire : l’une est d’origine indienne et rédigée en gujrati, l’autre est d’origine iranienne et rédigée en pehlvi.
La première source est l’édition du Yasna avec Nîrang, ou Kiryà[1], c’est-à-
  1. Nîrang est le terme pehlvi pour les actes liturgiques et par suite pour les indications liturgiques ; kiryà, sanscrit kriyâ, est le synonyme indien. Nous employons l’un ou l’autre terme selon que nous suivons la source pehlvie ou la source gujratie.