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ZEND-AVESTA, — INTRODUCTION, VII : LES GÂTHAS
est archaïque de forme et de lexique : elle contient des formes et des mots qui ont disparu du zend vulgaire et ne se retrouvent plus que dans la langue la plus ancienne de l’Inde, la langue védique. Elles sont écrites en vers, seules de tout l’Avesta[1].

II

Les obscurités des Gâthas sont telles et les secours traditionnels accessibles sont si insuffisants que, sur ce terrain, le chef de l’école traditionaliste, M. Spiegel, a lui-même renoncé à suivre la traduction pehlvie, à laquelle il s’est contenté de demander des renseignements sur le sens des mots, sans la suivre dans le sens général, et s’est résigné à consulter avant tout les passages parallèles et la grammaire comparée. « Une chose est certaine, dit-il, c’est que nous ne pouvons pas considérer dans les Gâthas la traduction pehlvie comme un guide certain ; et c’est là un résultat très regrettable. Nous pouvons seulement chercher, par la comparaison des passages parallèles et avec l’aide de la grammaire comparée, à présenter

    4, cité Vd. XI, 6 ; XXXVI, 1, cité Vd. XI, 4 ; id., 2, 6, imité Y. LVIII, 7 ; XXXVIII, 1 et 3, cités Vd. XI, 5 ; XXXIX, 4-5, cité Y. XIII, 5-6 ; XLI, 5, cité Y. VII, 26 ; XLIII, 1, cité Yt. XXII, 6 ; XLIII, 3, cité Y. LIX, 29 et LX, 1 ; XLIII, 13 b, cité Y. LXI, 5 ; XLIV, 1, cité Vd. XIX, 10 ; XLIV, 3, cité Yt. VII, 2 ; XLIV, 6, cité Y. LXX, 13 ; XLIV, 16, cité Vd. VIII, 20 ; XI, 3 ; XX, 13 ; XLV, 6 b, cité Y. LU, 4 ; LXI, 5 ; XLV, 7, cité Y. VII, 24, imité Vp. XVIII, 2 ; XLV, 14, imité Y. LXX, 13 ; XLVI, reproduit tout entier Y. XVIII ; XLVI, 1, cité Yt. XXII, 20 ; XLVI, 3 b, cité LXIV, 1 ; XLVI, 7, cité Vd. VIII, 20 ; XI, 3 ; XX, 13 ; XLVIII, 2, imité Yt. I, 28 ; XLVIII, 3, imité Y. XIII, 14 ; XLVIII, 6, cité Vd. XI, 6 et XVII, 5 ; XLIX, 1, cité Vd. XI, 4 ; LI, 1 a et 22, cités Y. XV, 2 ; LI, 7, cité Y. XVIII, 1 ; LIV, 1, cité Y. XXVII, 5 ; Vd. XI, 7 et XX, 11. — Les cinq Gâthas sont citées par leurs noms dans le Vendidad et le Vispéred, dans l’ordre même qu’elles ont dans le Yasna : Vd. X, 4 ; XIX, 38 ; Vp. I, 4-8 ; 11, 6-10 ; cf. Vd. X, 8 et 12 ; Vp. XIV, XVI, XVIII, XIX, XXIII, XXIV. XLIII, 6, cité Vp. II, 5, imité Yt. XXIV, 14 ; XLIII, 10. cité Afrîngàn Rapithwin, 3.

  1. On trouve dans l’Avesta proprement dit nombre de morceaux, en prose rythmée, où domine le retour d’octosyllabes qui rappellent le pàda du çloka indien. C’est une tendance rythmique, rien de plus, et dont par suite on ne peut faire usage pour la critique du texte, encore moins pour sa restitution. Voir, sur les tentatives faites dans ce sens. Études iraniennes, II, 28-38.