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ZEND-AVESTA : YASNA 1. — APPENDICE B


(3 août) : il s’agit du grand été de sept mois ; en effet, le grand été durant 7 30 jours, soit 210 jours, la mi-été doit tomber le 105e jour (le 15 Tîr 4 juillet), qui est précisément la date du Maidhyôi-shema. Le Maidhyôi-shema est dit vâstrô-dâtainya « où l’on coupe les foins » 11[1] : c’est la fête qui clôt la saison où se fait la fenaison.
Paitishhahya signifie « qui apporte le blé » ; c’est la fête qui clôt la saison où se fait la moisson ; célébrée le 30 Shahrêvar, soit le 16 septembre.
L’Ayâthrima vient le 30 Mihr (16 octobre), 30 jours après le précédent, soit 75 + 30 ou 105 jours après la mi-été ; il marque donc la fin du grand été. Il est dit fraourvaêshtrima, littéralement « qui descend » c’est-à-dire « où le temps de la chaleur descend » 12[2] (adhasparivartitaushnnkâlâgâmmam 13[3]), et varshni-harshta « où sont lâchés les mâles 14[4] » , la saillie ayant lieu entre le 16 septembre et le 16 octobre.
Il nous reste à présent deux Gâhânbârs pour les cinq mois d’hiver et ses 155 jours.
Maidhyâirya doit marquer la mi-hiver ; mais l’hiver ayant un nombre de jours impair, la fête du Gâhânbâr devrait durer du 72e jour et demi au 77e et demi ; pour la symétrie et pour avoir un nombre rond on l’a reculé au 80e jour (20 Dai – 4 janvier). Il porte l’épithète de saredha « où règne le froid ».
Le dernier Gâhânbâr, le Hamaspathmaêdaya, est le seul qui,
  1. 11. Vâstar acdarünishnih (acdarùntan = durûdan). — Les noms des deux premiers Gâhânbârs prouvent que les Gâhânbârs ne sont pas d’anciens noms de saison, bien que les épithètes qui leur sont données se rapportent au travail des périodes qu’ils limitent.
  2. 12. C’est-à-dire sans doute où Rapitvîn descend sous terre ; voir page 26.
  3. 13. Pehlvi : frôt vasht hamînih yâtûnît ; la glose de Nériosengh semble confirmer la lecture du Vispéred I, 5, hamînih, contre mêhmânîh de Y. I, 29 et damânîh de Y. 11, 38). Albìrûnì (p. 208) a un passage qui rappelle curieusement le nôtre : « On the day of Mibrajân (qui tombe au milieu du mois de l’Ayâthrima) the sun rises in Hâmîn, in the midst between light and darkness » : mais le rapport est probablement accidentel et le Hâmîn d’Albìrûnì sera l’équinoxe d’automne (de hama égal » ).
  4. 14. varshni-harshta, gùshan shadkûnishnih patask dar yâtûnît. Ardâ Yirâf voit au ciel ceux qui sur terre ont élevé et soigné les bestiaux, leur ont donné quand il fallait de l’eau et de l’herbe, les ont gardés du froid et du chaud, et « ont lâché le mâle au temps qu’il faut et l’ont retenu quand il le fallait » gûshan pun gàsî nafshâ