Page:Annales du Musée Guimet, tome 21.djvu/352

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HÂ 28. — GÂTHA AHUNAVAITI 1



Ce Hâ pourrait être défini « le programme de l’apôtre ».


1-3. L’apôtre demande à Dieu la piété et l’intelligence, afin d’accomplir dans sa pureté la loi d’Ahura et d’obtenir en retour la félicité dans les deux mondes (§ 2). Il se donne à Ahura et aux Amshaspands et invoque leur assistance (§ 3).

4-5. Car il veut enseigner aux hommes à chercher le bien. Quand verrat-il la loi divine reconnue de tous ? Quand aura-t-il convaincu et converti les brutes ?

6-8. La vérité révélée assurera le triomphe du prince qui l’adoptera (§ 6). Que Dieu fasse réussir le roi Vîshtâspa et les autres partisans de Zarathushtra ! Qu’il nous donne des princes qui feront de sa loi la religion de l’État (§ 7) ! Puisse l’apôtre gagner à la foi nouvelle Frashaoshtra, qui y gagnera la vie éternelle (§ 8) !

9-10. Pour rien au monde le fidèle ne voudra blesser Asha et Vohu Manô. Ahura aime une royauté qui veut le bien : il comblera les vœux de ceux qui connaissent les deux Amshaspands.

11. Le poète termine en demandant qu’Ahura lui enseigne les lois éternelles.


Le Cîm î Gâsân fait de ce Hâ le Hâ d’Auhrmazd et de l’homme de bien, ce qui pourrait se dire aussi bien de tous les autres. S’il faut absolument le rattacher à un des Amshaspands, on devrait en faire 1e Hâ d’Asha et de Vohu Manô (la Sainteté