Page:Annales du Musée Guimet, tome 21.djvu/358

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HÂ 29. — GATHA AHUNAVAITI 2



Le Mazdéisme a proclamé les devoirs de l’homme envers l’animal, en particulier envers le bœuf, qui l’assiste dans son travail, qui le nourrit de sa chair et l’habille de sa peau. L’avènement du Zoroastrisme est représenté comme l’avènement de la justice pour les animaux 1 [1], une sorte de 89 de l’espèce bovine.


« Lorsque mourut le Taureau (c’est-à-dire le Taureau unique, Gaush aêvôdâta, créé par Auhrmazd, et d’où devaient sortir toutes les espèces animales ; cf. p. 9, note 11),… au moment où l’âme du Taureau sortait du corps, Gôshûrûn « l’Ame du Taureau », se tint devant lui et poussa vers Auhrmazd une plainte aussi retentissante que si mille hommes criaient à la fois : A qui as-tu laissé le gouvernement des créatures, maintenant que la destruction est lâchée dans le monde, que les plantes sont desséchées, les eaux empoisonnées ? Où est l’homme dont tu disais : Je le créerai pour qu’il prêche la sollicitude [pour les êtres] ?

« Auhrmazd répondit : Tu es malade, Gôshûrùn, de la maladie d’Ahriman et de la méchanceté que les démons ont déployée sur toi. Si j’avais pu créer cet homme en ce moment, Ahriman ne se serait pas livré à cette violence,

« Gôshûrùn s’avança jusqu’à la sphère des étoiles et répéta sa plainte ; jusqu’à la sphère de la lune et répéta sa plainte ; jusqu’à la sphère du so-

  1. 1. Tué par Ahriman.