Page:Annales du Musée Guimet, tome 21.djvu/389

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HÂ 33 — GÂTHA AHUNAVAITI 6



1-4. Accomplir la loi dans sa pureté primitive, c’est faire le mal au méchant, faire du bien au juste, repousser par le sacrifice l’Indocilité à la loi, l’orgueil, la mauvaise foi, la dureté.

5. Invocation à Sraosha pour obtenir son secours à l’heure de la mort, afin de passer au Paradis ; à Vohu Manô pour obtenir son assistance à l’heure de la résurrection (§ 6) ; à Ahura, pour obtenir la vraie loi et les dons qu’il promet à ceux qui la suivent (§§ 7-8). Ahura donne aux hommes l’exacte mesure de bonheur qu’ils méritent : qu’il nous donne tous les biens de la fortune, richesses héritées, acquises, et à venir (§§ 9-10) !

11-14. Invocation à Ahura et aux Amshaspands ; qu’ils lui pardonnent ses fautes, le délivrent de ses ennemis, lui donnent la force pour faire le bien aux hommes ! Il leur remet toute la direction de sa conduite, pensées, paroles et actions.


Ce Hâ est d’un caractère beaucoup plus abstrait et plus vague que les précédents et se traîne davantage dans les généralités édifiantes. D’après le Cim î Gâsân (§ 8), ses quatorze strophes symbolisent l’action des Amshaspands sous ses deux formes, matérielle et spirituelle. Il a été utilisé par la liturgie (stances 4 et 11) et certains vers, entre autres le début des stances 4 et 6, donneraient à penser qu’il a été écrit dès le début pour le sacrifice.


Consulter Dînkart, IX, 10 (Sûtkar) ; 33 (Varshtmânsar) ; 55 (Bak).


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