Page:Annales du Musée Guimet, tome 21.djvu/476

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HÂ 51 (SP. 50). — GATHÂ YOHUKHSHATHRA




La Gâtha Vohukshathra est composée d’un Hâ unique. Le rythme est exprimé par la formule 3 (7 + 7) ; autrement dit, la strophe compte trois vers, chacun de quatorze syllabes, réparties entre deux hémistiches de sept syllabes.


Analyse. — 1. Éloge de la royauté libérale qui distribue ses faveurs avec justice.

2-4. Éloge des vertus cardinales du Mazdéisme : elles assurent le bonheur et la fortune de ceux qui s’en inspirent et il faut les suivre dans leurs directions.

5. Le juste qui a le pouvoir doit ses libéralités à un bon maître spirituel (§ 5). Ahura donne le bien ou le mal suprême, — le paradis ou l’enfer, — l’un à celui qui lui donne, l’autre à celui qui ne lui donne pas (§ 6). Il doit les biens terrestres à ceux qui suivent les enseignements de la vertu (§ 7). Que le fidèle fasse donc connaître la punition et la récompense finale réservée au méchant et au juste (§ 8) et l’épreuve du feu qui décidera entre les deux (§ 9).

10. L’homme qui veut écarter le fidèle de la loi est un fils du Démon (§ 10). Le Prophète appelle à lui l’homme de vertu, implore son amitié (§ 11). Les puissants méchants lui ont refusé leurs secours : leur âme gémira au Pont Cinvat (§ 12-13) ; nulle œuvre généreuse ne vient d’eux ; ils iront donc habiter l’enfer (§ 14).

13. Au contraire le paradis est promis aux purs qui ont pensé et fait le