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ZEND-AVESTA : VISPÉRED. — KARDA 13
1. Nous sacrifions pour sa sainteté 2 [1] à Ahura Mazda ; nous sacrifions pour leur sainteté v. Note 2 aux Amesha-Speñtas ; nous sacrifions pour leur sainteté v. Note 2 aux Paroles bien dites.

Nous sacrifions pour sa sainteté à toute la Parole sainte (mãthrem) ; nous sacrifions à Zarathushtra qui porte la Parole sainte 3 [2].

Nous sacrifions à la prospérité 4 [3] des saints ; nous sacrifions à la bonté des Amesha-Speñtas.

Nous sacrifions à [chacune] 5 [4] des Tishrô Paoirya, récitées sans intercalations 6 [5] et sans somnolence 7 [6].


2. Nous sacrifions pour sa sainteté à Ahura Mazda…


Nous sacrifions à [chacune] v. Note 5 des Tishrô Paoirya, récitée sans intercalations et sans somnolence.

Nous sacrifions aux [deux premières des] v. Note 5 Tishrô Paoirya, récitées sans intercalations et sans somnolence.
  1. 2. Ou « à la sainteté d’Ahura Mazda ». — Ashem Ahurem mazdem yazamaidê, Ashcm Ameshé Speñté yaz., Ashem, etc. L’analogie de Vp. XVIII, 1 (ushta Ahurem M. yaz.), de XIX, 1 (Speñtem Ahurem M. yaz.), de XXIII, 1 (Vahishtem Ahurem M. yaz.), où la répétition des mots ushta, Speñtem, Vahishtem est comme un motif qui rappelle les Gâthas ushtavaiti, Speñtà Mainyù, Vahishtôisti, montre que Ashem représente la première partie de la Gâtha Ahunavaiti ; il faut donc supposer que le groupe des Tishrô Paoirya commence à l’Ashem vohû90 de la page 204, l’Ahuna vairya qui précède appartenant à la Gâtha tout entière. La traduction « Nous sacrifions pour sa sainteté » est incomplète et ne rend pas le double sens de la formule :

    « Nous offrons en sacrifice à Ahura Mazda [le groupe de Hâs de] l’Ashem ».
  2. 3. hadha-màthrem.
  3. 4. Peut-être « au bien » qu’ils font.
  4. 5. Remarquer que cette formule est reproduite trois fois : la première fois avec désinence en ô : tishrô paoiryô... anapyùkhdhô anapishûtô ; la seconde fois, § 2, avec désinence en a : tishra paoirya anapyùkhdha… ; la troisième formule, § 3, reproduit la seconde en y ajoutant le mot haurva. Cette triple formule se rapporte, la première au premier Hâ du trio, la seconde aux deux premiers Hâs, la troisième au trio tout entier : tishra haurva paoirya répond en effet à har si « tous trois » ; la désinence a de la seconde formule marque le duel ; la désinence ô de la première marque un singulier, d’une façon peu grammaticale, mais dont l’intention est d’autant plus claire.
  5. 6. Voir plus haut Yasna XIX, 5, texte et note.
  6. 7. Cf. ibidem, note 19.