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ANNALES DU MUSÉE GUIMET


traite principalement de l’impureté qui nait de la mort ou du contact avec un cadavre et des moyens employés pour s’en dégager. Les Fargards XVI, XVII et une partie du XVIII 0 traitent des impuretés sexuelles etaulres. Les Fargards XIII et XIV avec une partie du XV 0 traitent du chien, de sa dignité, de ses droits, de ses vertus et des peines dont est frappé son meurtrier. Le Fargard III traite du culte de la terre. Le Fargard IV traite des contrats et du droit pénal. Parmi tous ces textes, il en est fort peu qui offrent une unité parfaite : seuls les plus courts présentent ce caractère (par exemple : Farg. X, sur le nombre de fois qu’on doit répéter les principales formules d’exorcisme; Farg. XI, sur les formules d’exorcisme employées pour chasser le démon des divers objets souillés; Farg. XII, sur la durée du deuil selon les divers degrés de parenté; Farg. XVII, sur la façon de couper ses cheveux et ses ongles). La plupart sont interrompus de digressions et formés de fragments qui plus d’une fois se répètent d’un Fargard à l’autre 1 et qui se suivent rarement dans l’ordre le plus rationnel et le plus clair.

Ce désordre ne tient pas tout entier au vice de l’esprit oriental et à la hâte avec laquelle on a classé tant bien que mal, au moment de la codification, les débris de l’ancienne littérature : il a été favorisé en grande partie par la forme même du Vendidad. La révélation est faite par Ahura dans une série de réponses faites à autant de questions posées par Zoroastre, et comme ces questions sont spéciales et non générales, l’exposition se brise en un nombre considérable de fragments indépendants, dont la succession et l’enchaînement étaient exposés à tous les accidents qui menacent des corps d’armée mal reliés.

Une partie des sujets traités dans le Vendidad reparaissait aussi dans d’autres Nasks. Le quatrième Fargard, qui s'occupe des contrats et des coups et blessures, est loin d’épuiser le sujet qui était traité plus à fond dans le Nikâtûm. Une des sections de ce Nash , le Patkàr-ratistân , traitait des enquêtes judiciaires ; une autre, \eZatamistdn , des coups ; une troisième, le Rêshistân , des blessures; une quatrième, le Hamêmâlistàn, des procès en

1. V, 45-62 = VII, 60-72; XIII, 52-56 = VIII, 53-57; VIII, 35-72, cf. IX, 12-36.