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BOSSE

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bataillon était pourvu d’armes perfectionnées,

dé cancns rayés, 4e batteries de fusées.

Des mesures importantes ent été prises en 1869 et en 1870. La première, destinée à rendre la liberté à tous les neirs et hommes de couleur, se trouve expesée.dans un article spécial (V. ESCLAVAGE). La seconde a peur but une réorganisation générale des services coloniaux, d’après un nouveau plan ; élaboré par M. Ribello da Silva, ministre de la marine, désireux de relever les colonies de leur dépérissement actuel.

En vertu du décret publié dans ce but, au commencement du mois de janvier 1870, les possessions d’putre-mer seront divisées désormais en 6 provinces, savcir : l°îlesdu Cap-Vert, comprenant l’af chipé !-de ’ ce" nom’ef les pos-

—sessions de Sénégaihbie et Guinée ; 2*>les’îles de Saint-Thomé et Principe et l’établissement

Id’Âjuda ; 3° Angola, c’est-à-dire tout le territoire portugais de l’Afrique occidentale au sud de l’équateur ; 4° Mozambique et toutes les possessions de l’Afrique orientale ; 5° Goa, Damao etDiu, dans l’Inde ; 6°Màcao et tout le territoire

portugais de File de Timor. Chaque province

se divise en districts, et les districts en un ou plusieurs arrondissements ; la province sera administrée par un gouverneur, avec attributions civiles et militaires ; chaque district aura également un gouverneur. Les gouverneurs des provinces dû Cap-Vert, de Mozambique et de Goa -auront seuls le titre de gouverneurs généraux. Près du gouverneur général sont institués un conseil de gouvernement et une junte générale de province. Il y aura dans chaque province un tribunal administratif, avec le titre de conseil de province. L’administration supérieure des finances, avec tous les services qui en dépendent, est confiée à une junte dite des finances publiques, de sorte que chaque colonie aura une initiative plus étendue dans toutes les branches des services publics. Sous le rapport judiciaire, les possessions portugaises ne formeront que deux districts, l’oriental et l’occidental, ayant chacun une cour d’appel. Le premier, dont la cour doit siéger à Goa, dans l’Inde, comprendra les colonies de l’Inde, de l’Océanie et de la côte orientale d’Afrique. Le second, dont la cour d’appel sera établie à Loanda, dans la province d’Angola, sera composé des colonies de.la côte occidentale d’Afrique et des îles du Cap-Vert.

Un autre décret réorganise" l’armée d’outremer. Cette armée sera divisée en quatre corps de troupes, le premier pour l’Afrique occidentale, le second pour l’Inde, le troisième pour Mozambique, le quatrième pour Timor et Macao. Cette mesure, qui produit une notable économie, doit réduire de 550,000 francs la, dépense de Farinée d’outré-mer qui a été jusqu’à présent de 1,275,258,381 reis (7,084,063 francs). L’instruction publique a été aussi réorganisée, avec un surcroît de dépenses qui ne dépassera pas 15,000 francs par année, et les travaux publics seront poussés avec plus d’activité d’après un nouveau plan. — Deux ports de la Guinée, ceux deBissao et deBacheu, ont été déclarés ports francs à partir du 1er janvier 1871 ; mais l’esprit libéral qui a dicté cette mesure n’a pas prévalu contre l’ancienne législation portugaise, qui fait de la navigation intérieure des rivières le privilège exclusif des nationaux. ALEX. BONKEAU..

POSSESSIONS ESPAGNOLES FOUTRE-MER,

— 1° En Amérique : Ile de Cuba, capitaine général, le lieutenant général A. CABALLEROS DE-RODAS, —Consul général de France à la Havane, M." le marquis-de^. FORBIN-JANSON.

— Ile de Porto-Rico, capitaine général, le lieutenant général J. L. SANZ Y PO’SSE. — Ccnsul de-France à San Juan, M. CPTTE.—2"En Afrique : Iles de Fernando Po, d’Annobon et de Corisco (gelfe de Guinée), capitaine général, le brigadier J. G. DE BARREDA. — 3° En Ôcéanie : Iles Philippines, Mariannes et Carolines, capitaine général, ïe lieutenant général C. DE LA TPRRB. — Ccnsul de France à Manille, M. E.. MÉCIUIN.

Nous avons déjà exposé à différentes reprises les griefs des Cubains contre la métropole et la manière dont leurs réclamations étaient accueillies parle gouvernement espagnol. En présence de promesses évasives, qui, loin de se réaliser, n’aboutissaient qu’à un surcroît d’impositions et à de nouveaux dénis de justice, lefeudei la rébellion couvait dans l’île, et une étincelle pouvait allumer une conflagration générale. L’écho soudain de la révolution de septembre fut lesignaldeFexplosion. il paraît que l’insurrection

était préparée depuis longtemps : pour éclater, elle attendait seulement que des troubles survenus dans la mère patrie empêchassent, d’envoyer à temps dans la colonie les renforts nécessaires. On savait d’avance à Cuba qu’un pronunciamiento devait avoir lieu à Cadix ou à Madrid, et dès que la nouvelle en eut été apportée par le câble transatlantique, la révolte commença. Cependant lagrande nouvelleneproduisit pas l’effet sur lequel on avait compté ; ellemit la désunion parmi les conjurés ; les uns yvirent un- prétexte pour s’arrêter dans une voiedpnt l’issue périlleuse les effrayait à mesure qu’approchait le moment de se compromettre ; les autres espérèrent de bonne foi en la justice.d’une révolution faite au nom de la liberté.

Malgré ces défections, le 10 octobre 1868 ;. à la voix de Carlos Manuel Cespedes, avocat et pcëte, âgé de quarante ans, homme énergique et résolu, une bande de cent vingt paysans d’Yara, village voisin■ de Bayamo, ville.