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ANTHOLOGIE JAPONAISE.

lieu sacré de la province d’Idzŭ-mo. C’est de cette pièce que date le nombre de trente et un pieds fixé pour les distiques japonais ; elle donna naissance au genre de poésies dites uta.

La chanson que le célèbre O-nin, du pays de Paik-tse (en Corée), composa pour complimenter l’empereur Nin-tokŭ est dite « le père de la poésie » ; celle que Sô-dzyo, du pays de Mitsi-no-oku, offrit au prince impérial Katsŭra-gi est dite « la mère de la poésie ».

Il y a six espèces de poésies japonaises, qui répondent aux six espèces de vers chinois. En voici la liste :

  1. Soye-uta[1], pièces sur les mœurs.
  2. Ka-soye-uta[2], pièces sur des choses véritables.
  3. Nasŭraye-uta[3], pièces à comparaisons.
  4. Tatoye-uta[4], pièces offrant des exemples (variété du genre précédent).
  5. Tada-goto-uta[5], pièces sur des choses véritables (plus longues que celles mentionnées au no 2).
  6. Iva’i-uta[6], pièces de compliment.

Le Si-deô daï-na-gon Kin-tô a choisi neuf espèces de poésies japonaises qui ont paru dans l’ouvrage de Kiyo-sŭke intitulé Oku-gi-seô.

  1. En japonais : そへうた soye-uta (ch. ).
  2. Jap. かそへうた ka-soye uta (ch. ).
  3. Jap. なすらへうた nasŭraye-uta (ch. ).
  4. Jap. たとへうた tatoye-uta (ch. ).
  5. Jap. たヾごとうた tada-goto-uta (ch. ).
  6. Jap. いハひうた iva’i-uta (ch. ).