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ANTHOLOGIE JAPONAISE.

Quant au grand génie Hito-maru daï-myô-zin, on le désigne, dans l’ouvrage intitulé Sakŭ-sya-bu-rui, sous le titre de mafuki-datsi (titre au-dessus du cinquième rang) de la famille Kaki-no moto. Suivant le Seï-si-rokŭ, il était descendant de Ama-no Taru-hiko Osi-bito-no Mikoto. — Dans la pièce que Atsŭ-mitsŭ composa au sujet de la statue de Hitomarou, il est dit : Hitomarou fut fonctionnaire public sous les deux règnes de l’impératrice Dzi-tô (687-696 de notre ère), et de l’empereur Bun-bu (697-707). C’était un homme du pays d’Iva-mi. (On peut trouver des renseignements à ce sujet dans les temples d’Iva-mi et de Hari-ma. — Commentaire.) Les pièces qu’il a composées durant sa vie sont toutes excellentes. (On les retrouve en grand nombre dans la collection des poésies japonaises dite Man-yô-siû. — Commentaire.)

De la tradition. — La tradition nous a conservé le secret des Trois-oiseaux (san-teô), des Six-arbres (rokŭ-bokŭ), etc., pour la composition des poésies du genre du Ko-kin-siû ; et elle nous désigne, au moyen âge, Tô-no dzyô-en pour le père de cette sorte de vers, ainsi que Sô-gi, Sane-taka de Syô-yô-in, Kin-yeda de Syô-myô-in, Sane-dzŭmi de San-kô-in, Hoso-kawa Gen-si Hô-in[1] (lequel a succédé à Hatsi-deô-den Naka-no In-dono Karasŭ-maru).

Le premier (Sôghi) nous a transmis les deux genres de poésies appelés Fleurs de pivoine (bo-tan-k’a), et de cyprès (syo-bakŭ). C’est ce qu’on appelle la tradition de Sakaï. Il a également transmis à la pâtisserie de Nan-to le mode appelé Nara.

  1. Hoso-kawa Gen-si Hô-in est l’aïeul du prince actuel de Higo. Assiégé par Aketsi Mitsŭ-hide, il perdit la bataille et se vit condamné à mort. Mais, comme il possédait le secret d’un genre particulier de poésie, le mikado lui envoya un ambassadeur pour lui rendre la liberté en échange de ce secret.