Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences, tome 1.djvu/443

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du four à réverbère ; pour trancher, avec les deux mâchoires de la cisaille, d’épaisses barres métalliques, comme on coupe un ruban avec des ciseaux bien affilés ; ce sont là, je le répète, autant de problèmes d’un ordre très-secondaire et qui n’embarrasseraient pas le plus médiocre ingénieur. Nous pourrons donc nous occuper exclusivement des moyens à l’aide desquels Papin a proposé d’engendrer son mouvement oscillatoire.

Concevons un large cylindre vertical, ouvert dans le haut, et reposant, par sa base, sur une table métallique percée d’un trou qu’un robinet pourra boucher et laisser libre à volonté.

Introduisons dans ce cylindre un piston, c’est-à-dire une plaque circulaire pleine et mobile qui le ferme exactement. L’atmosphère pèsera de tout son poids sur la face supérieure de cette espèce de diaphragme ; elle le poussera de haut en bas. La partie de l’atmosphère qui occupera le bas du cylindre tendra, par sa réaction, à produire le mouvement inverse. Cette seconde force sera égale à la première, si le robinet est ouvert, puisqu’un gaz presse également dans tous les sens. Le piston se trouvera ainsi sollicité par deux forces opposées qui se feront équilibre. Il descendra néanmoins, mais seulement en vertu de sa propre gravité. Un contre-poids, légèrement plus lourd que le piston, suffira pour le relever, au contraire, jusqu’au sommet du cylindre et pour l’y maintenir. Supposons le piston arrivé à cette position extrême. Cherchons des moyens de l’en faire descendre avec beaucoup de force et de l’y ramener ensuite.

Concevons qu’après avoir fermé le robinet inférieur,