Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 4.djvu/232

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occupe telle ou telle position sur l’écliptique, mais encore entre de certaines années où l’on voit les chutes d’aérolithes se presser en quelque sorte après qu’il s’est écoulé de longs intervalles pendant lesquels elles ont été assez rares.


CHAPITRE IV

accidents causés par des aérolithes


La rareté des chutes d’aérolithes n’est pas assez grande pour que ces phénomènes n’aient pas causé des accidents rapportés par les chroniques.

On lit dans le catalogue des étoiles filantes et des autres météores observés en Chine, catalogue rédigé par M. Édouard Biot, qu’une pierre tombée en Chine, le 14 janvier 616 de notre ère, fracassa des chariots et tua dix hommes.

Le capitaine suédois Olaus-Ericson Willmann, entré comme volontaire au service de la compagnie hollandaise des Indes Orientales, rapporte, dans un recueil imprimé en 1674, qu’étant en mer, une boule qui pesait 4 kilogrammes tua deux hommes en tombant sur le pont de son navire qui voguait à pleines voiles. (Voir le catalogue des aérolithes, page 191.)

Vers le même temps une petite pierre, tombée à Milan, a tué un franciscain.

Le chimiste Laugier a laissé un échantillon de pierre météorique accompagné d’une note portant en substance que cet aérolithe était tombé avec explosion près de Roquefort, en Amérique ; qu’il avait écrasé une chau-