Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 4.djvu/234

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six heures après leur chute, que l’on ne pouvait les toucher sans se brûler.

Les faits précédents ne laissent aucun doute sur la possibilité d’incendies causés par les chutes de pierres météoriques, lors même que ces pierres n’ont pas toujours été retrouvées après l’événement.

Voici les principaux faits de ce genre qui ont été recueillis :

L’an 944 de notre ère, des globes de feu, selon la chronique de Frodoard, parcoururent les airs et incendièrent des maisons.

Le 7 mars 1618, l’incendie qui consuma la grande salle du Palais-de-Justice de Paris fut causé, dit-on, par un météore enflammé, « large d’un pied et haut d’une coudée, » qui tomba après minuit sur ce monument.

L’aérolithe tombé à Captieux, près de Bazas, le 13 juin 1759, incendia, dit-on, une écurie (voir le catalogue, page 193).

D’après les Mémoires de l’Académie de Dijon, du 11 au 12 novembre 1761, une maison de Chamblan, à une demi-lieue de Seurre, en Bourgogne, fut incendiée par suite de la chute d’un météore.

Le 13 novembre 1835, un brillant météore apparut vers neuf heures du soir, par un ciel serein, dans l’arrondissement de Belley (Ain). Sa course semblait dirigée du sud-ouest au nord-est. Il éclata près du château de Lauzières et incendia une grange couverte en chaume, les remises, les écuries, les récoltes, les bestiaux. Tout fut brûlé en quelques minutes. Un aérolithe a été retrouvé sur le théâtre de l’événement (voir le catalogue, p. 202).