Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 4.djvu/235

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On présume que l’incendie de la ferme de Tamerville, près de Valognes, qui eut lieu dans la nuit du 3 au 4 août 1840, est dû à un météore igné que plusieurs personnes, placées sur des points différents, ont vu traverser les airs du nord au sud, dans la direction de la ferme qui a été brûlée.

Le 25 février 1841, un bolide venant du nord-est tomba sur le toit d’un pressoir situé au hameau nommé les Bois-aux-Roux, commune de Chanteloup, arrondissement de Coutances (Manche), et y alluma un incendie qui se communiqua à deux maisons contiguës.

On attribue à la chute de météores ignés des incendies qui eurent lieu aux environs de Montierender (Haute-Marne), du 9 au 18 novembre 1843.

Le 16 janvier 1846, un bolide, dirigé du nord au sud, et laissant derrière lui une trace lumineuse, incendia un bâtiment à la Chaux, arrondissement de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire).

Le 22 mars de la même année, à trois heures du soir, une gerbe lumineuse, qui a sillonné l’espace avec une grande vitesse et un bruit assez intense, est tombée sur une grange de la commune de Saint-Paul, arrondissement de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) ; en un instant tout est devenu la proie des flammes ; les bestiaux renfermés dans les étables ont été entièrement consumés.

Si tous ces accidents ne sont pas dus à des chutes d’aérolithes ou de bolides, si quelques-uns proviennent des étoiles filantes, on doit s’étonner de leur peu de fréquence lorsque l’on considère la grande abondance de ces derniers météores.