Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 4.djvu/275

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ciel ; mais il n’avait alors que la dimension apparente d’une bille de billard. Il fit explosion en projetant vers la Terre des fragments qui brillaient d’une vive clarté. Peu de minutes après la disparition du phénomène on entendit à Milan un craquement sourd, et dans le Wurtemberg une détonation semblable à un coup de canon. La distance de Milan à Heilbronn étant de 102 lieues environ, l’explosion a dû être entendue dans un rayon de 55 lieues. (Nouv. de Berlin, nos 174 et 176.)

1835, 18 juillet. Bolide à Aarhuus, laissant derrière lui une traînée, et suivi d’une explosion. (Id., no 166.)

1836, 12 février. À 6 heures 27 minutes du matin, un bolide a été aperçu de Cherbourg, dans la direction de l’est. Sa forme était celle d’une grosse boule enflammée : elle paraissait à la vue simple d’un diamètre à peu près égal au disque de la Lune dans son plein. Ce foyer aérien était de couleur pourpre ; il jetait une lumière si vive que l’horizon en était comme embrasé, et qu’on aurait pu lire dans les rues quoiqu’il ne fît pas jour. On remarquait distinctement dans ce globe de feu une cavité très-ombrée d’où s’échappait une fumée pâle mêlée d’étincelles. Il était entouré d’un cercle vaporeux formant une bande assez large, et dont la couleur blanchâtre n’était obscurcie, sur un seul point, que par la forte vapeur qu’exhalait le météore. Il paraissait n’être qu’à 200 ou 300 mètres au-dessus du sommet des collines sur lesquelles il passait. Au moment de son apparition à Cherbourg, il ne parcourait guère qu’une demi-lieue par minute et avait un mouvement bien marqué de rotation sur son axe ; il parut même s’arrêter un instant comme