Page:Arago - Œuvres complètes de François Arago, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences - Astronomie populaire, tome 4.djvu/276

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s’il eût été incertain de la route qu’il devait prendre ; puis il s’éloigna avec la vitesse d’un trait, produisant un léger craquement dans l’air, et alla tomber à environ 12 lieues de là, près d’un marais, dans la commune d’Orval, arrondissement de Coutances, où il s’anéantit en faisant entendre un bruit semblable à l’explosion de plusieurs pièces d’artillerie, et en répandant une forte odeur sulfureuse. Dans ce rapide trajet, marqué dans l’atmosphère par un long sillon grisâtre, le météore traînait après lui une queue blanche qui avait d’abord la largeur du diamètre du cercle vaporeux entourant le globe et qui, se rétrécissant en ligne droite pour se terminer en pointe, affectait parfaitement la figure d’un triangle isoscèle. (Lettre de M. Vérusmor à M. Arago ; Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. ii, p. 153.)

1837, dans la nuit du 4 au 5 janvier. Brillant bolide observé à Vesoul, à Cusset près de Vichy, à Niederbronn, se dirigeant du nord au sud et conduisant derrière lui une longue traînée. Les observations faites dans les lieux où le phénomène a été aperçu ont permis à M. Petit, directeur de l’Observatoire de Toulouse, de calculer sa distance à la Terre, sa vitesse et son diamètre réel. L’habile astronome a trouvé que ce météore devait avoir 2 200 mètres de diamètre, qu’il se mouvait en parcourant 5 200 mètres par seconde, et que sa distance à la surface de notre planète était d’environ 68 lieues. (Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. xix et xxxii.)

1839. Bolides à Parme, le 6 février, 6 juillet, 13 septembre, 6 et 10 novembre ; le 6 juin, en France et en Suisse ; le 10 septembre, à Gand ; le 4 octobre, à Plai-