Page:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 9.djvu/84

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


voir législatif, donnent à vos représentans la flatteuse espérance de voir les affaires publiques se perfectionner de plus en plus, et la gloire de la nation s’établir invariablement. Vos représentans éprouvent une satisfaction bien agréable en trouvant l’occasion de rendre ici un hommage solennel et éclatant au rare mérite du premier magistrat de la République, si digne de votre amour[1]… »

L’adresse se termina en recommandant aux citoyens « de donner, dans les prochaines élections, des représentans mus par le patriotisme le plus éclairé, dirigés par la sagesse, et possédant les lumières indispensables à des législateurs. »


Dans la séance du 24 septembre, et d’après le nº 2 du Bulletin des lois de cette année : « Le représentant Pierre André a lu un discours que la Chambre se propose d’examiner à huis clos, avant de prendre une détermination. » Et dans celle du 26, on lit encore : « Le représentant Saint Martin a lu un discours faisant suite à celui du représentant Pierre André, lesquels deux discours portant des réflexions sur le commerce, la Chambre a arrêté qu’ils seront adressés au Président d’Haïti. » Le 8 octobre, un message du Président en accusa réception. Le Bulletin des lois ne dit pas son contenu.

La Chambre les avait donc pris en considération et par le seul fait du renvoi de ces deux discours au pouvoir exécutif, elle lui témoigna le désir qu’il portât toute son atten-

  1. C’est en 1821 que fut placé, dans la salle des séances du Sénat, le grand tableau allégorique qui fut peint en France et envoyé par Barincou, et qui représentait la République d’Haïti au milieu des quatre parties du monde, etc. Ce tableau glorifiait l’élection de Boyer à la présidence, de même que la Chambre approuvait ce choix du Sénat dans ce passage de son adresse ; et son buste, très-ressemblant, figurait sur cette toile. Mais, en 1843, le buste fut badigeonné ; il est vrai que Président d’Haïti, Sénat et Chambre des communes avaient été emportés par la tempête qui éclata dans cette année.