Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 1.djvu/59

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LE BŒOTIEN.

Par Iolaos ! ton souhait m’est agréable, étranger ! Depuis Thèbæ, en soufflant derrière moi, ils ont fait tomber par terre mes fleurs de pouliot. Mais, si tu veux bien, achète-moi de ce que je porte, des poulets ou des sauterelles.


DIKÆOPOLIS.

Ah ! salut ! mon cher Bœotien, mangeur de kollix. Qu’apportes-tu ?


LE BŒOTIEN.

Tout ce que nous avons de bon en Bœotia : origan, pouliot, nattes de jonc, feuilles à mèches, canards, geais, francolins, poules d’eau, roitelets, plongeons.


DIKÆOPOLIS.

Tu es un orage qui sème les oiseaux sur l’Agora.


LE BŒOTIEN.

J’apporte également oies, lièvres, renards, taupes, hérissons, chats, pictides, belettes, loutres, anguilles du Kopaïs.


DIKÆOPOLIS.

Ô toi, qui offres le morceau le plus agréable aux hommes, permets-moi de saluer les anguilles que tu apportes.


LE BŒOTIEN.

Toi, l’aînée de mes cinquante vierges du Kopaïs, viens faire la joie de notre hôte.