Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/122

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LAMPITO.

Non pas, tant que leurs trières auront des pieds, et qu’il y aura une masse inépuisable d’argent chez la Déesse.


LYSISTRATA.

De ce côté même tout est bien préparé. Nous nous emparerons aujourd’hui de l’Akropolis : il est enjoint aux plus âgées d’accomplir le fait ; d’après nos prescriptions, elles feindront d’offrir un sacrifice, et elles se rendront maîtresses de l’Akropolis.


LAMPITO.

Tout ira pour le mieux, de la manière que tu dis.


LYSISTRATA.

Et pourquoi, tout de suite, Lampito, ne pas nous engager par un serment inviolable ?


LAMPITO.

Prononce le serment, et puis nous jurerons.


LYSISTRATA.

Bien dit. Où est la femme skythe ? Que regardes-tu ? Pose ici un bouclier renversé, et qu’on m’amène la victime.


KALONIKÈ.

Lysistrata, quel serment nous feras-tu jurer ?


LYSISTRATA.

Lequel ? Sur un bouclier, comme autrefois dans Æskhylos, après avoir immolé une brebis.