Page:Aristophane, trad. Talbot, 1897, tome 2.djvu/124

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LYSISTRATA.

Prends-le et mets la main sur la victime : « Divine Persuasion, et toi, Coupe amie de la joie, fais un favorable accueil aux offrandes des femmes. »


KALONIKÈ.

Quel beau sang ! Que la couleur en est vermeille !


LAMPITO.

Et il a un bouquet délicieux, j’en jure par Kastor !


MYRRHINA.

Femmes, laissez-moi jurer la première.


KALONIKÈ.

Non pas, par Aphroditè ! puisque le sort ne t’a pas désignée.


LYSISTRATA.

Lampito, mettons toutes la main sur la coupe, et que l’une de vous répète, en votre nom, ce que moi je vais dire. Vous, faites le même serment et observez-le. « Aucun amant ni aucun époux…


KALONIKÈ.

« Aucun amant ni aucun époux…


LYSISTRATA.

« Qui vienne à moi, tête levée. » Dis.


KALONIKÈ.

« Qui vienne à moi, tête levée. » Hélas ! mes genoux fléchissent, Lysistrata.